Un signal alarmant : Stellantis forcé de couper dans sa production européenne

Un signal alarmant : Stellantis forcé de couper dans sa production européenne
© Stellantis forcé de freiner sa production

Le coup d’arrêt surprend. L’inquiétude grimpe et les regards cherchent des réponses. Stellantis choisit une pause ciblée pour traverser une zone de turbulence sur le Vieux Continent. La décision reste mesurée et vise l’efficacité. Les équipes attendent des repères clairs sur la cadence et les stocks. Les sites stratégiques font l’objet d’un suivi attentif des impacts sociaux. La vigilance s’impose partout.

Mesure exceptionnelle de Stellantis face au creux européen

Le constructeur confirme des fermetures temporaires d’une à trois semaines dans six usines européennes. La période court entre fin septembre et fin octobre. Le communiqué évoque un ajustement du rythme pour coller à un marché difficile. Il annonce un pilotage strict des stocks à l’approche de la clôture annuelle.

Les sites concernés se situent à Poissy en France, Pomigliano en Italie et Tychy en Pologne. En Espagne, Saragosse et Madrid rejoignent la liste, tout comme Eisenach en Allemagne. Près de 16 000 ouvriers resteront à domicile sur ces créneaux, dont environ 2 000 à Poissy.

La direction rappelle un cadre concerté, sous contrôle des directions locales et après consultation syndicale. Stellantis préfère ralentir la chaîne plutôt que fabriquer sans visibilité réelle sur les ventes. Le dispositif doit limiter l’inflation des stocks et préserver la trésorerie. Il maintient la flexibilité stratégique jusqu’à la publication d’orientations plus précises.

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Pourquoi cette pause maintenant et que révèle-t-elle ?

La demande patine sur les citadines et les crossovers, tandis que les capacités restent élevées. Les volumes de Peugeot 208 et d’Opel Corsa à Saragosse restent en retrait. La Fiat Panda à Pomigliano et l’Opel Mokka à Poissy suivent. Les ateliers sont compactés pour baisser les coûts et renforcer l’agilité.

Sur les sept premiers mois, les ventes en Europe reculent d’environ 10 %. Elles frôlent un million d’unités par rapport à la même période de 2024. Les livraisons en Europe élargie baissent d’environ 7 % au premier semestre. Le chiffre d’affaires se tasse et la marge opérationnelle chute de 100 %, prévient Stellantis.

Aux États-Unis, l’an dernier, des surstocks ont fait basculer l’Amérique du Nord dans le rouge. Le groupe refuse donc les ventes tactiques, utiles pour gonfler les immatriculations mais peu rentables. Il reconnaît que Renault a pris la tête en France au premier semestre, ce qui impose un cap net.

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Qualité, cap industriel et attentes envers Stellantis pour la suite

Antonio Filosa, successeur de Carlos Tavares, déjà confronté aux surstocks américains, prépare une stratégie et une feuille de route industrielle. Les usines veulent connaître les motorisations et volumes à court terme, car chaque arbitrage impacte l’emploi. Outre-Atlantique, les droits de douane que décidera l’administration Trump pèseront sur l’équation régionale.

Sur le continent, un éventuel assouplissement des normes européennes d’émissions de CO2 pourrait modifier la trajectoire. Un sursis changerait le destin des hybrides, toujours classés thermiques, tandis que l’échéance de 2035 reste la boussole principale. Le constructeur scrute ces paramètres afin d’orchestrer investissements, modèles et transitions sans rupture pour l’industrie.

La réputation a souffert avec PureTech et les airbags Takata. Un rappel vise des hybrides rechargeables Peugeot, Citroën, DS et Opel, pour des batteries pouvant surchauffer et provoquer un incendie. Pour rassurer, Stellantis étend les garanties à huit ans ou 160 000 km sur neuf marques, dont Fiat, Jeep, Opel.

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Ce que change vraiment cette phase, entre prudence et redressement attendu

La pause ciblée agit comme un fusible utile, tandis que les décisions à venir seront scrutées à la loupe. Stellantis avance prudemment pour protéger ses marges, ses équipes et ses concessions. Le signal est sévère, l’ambition reste intacte. Le plan attendu devra concilier qualité, compétitivité et visibilité. Chaque trimestre comptera désormais aux yeux des marchés, ce qui impose un tempo rapide.

axelle

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